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Journée des Dys... 10 octobre 2009

Le 10/10, c'était la journée des Dys ...

Plus d’une centaine de personnes étaient présentes pour cette première matinée d’information organisée par Som’Dys.

Après une brève présentation de l’association par notre Présidente, Muriel LAMARCHE, une matinée riche d’information et d’enseignements a commencé. 

Monsieur BOURGUEIL, neuropsychologue au Centre de Référence du CHU d’AMIENS nous a proposé une définition des dyslexies.

Il a insisté sur le fait que son équipe et lui commençaient par éliminer toutes les autres pathologies qui pourraient aboutir à des conséquences similaires au niveau de l’apprentissage du langage et de la lecture (perturbations intellectuelles, troubles familiaux, difficultés visuelles, troubles auditifs, …).

Ce n’est que quand toutes les autres possibilités ont été éliminées que le diagnostic de dyslexie peut être posé.  

Après cette introduction technique, des enfants de l’association nous ont interprété une saynète exposant les difficultés que peuvent rencontrer un enseignant et des parents confrontés à un enfant éprouvant des « difficultés ». Mais qui peut nous aider ?

 

Appelé par les enfants, Jean MARCHANDISE, enseignant et membre de l’association s’est efforcé de répondre à cette interrogation en expliquant comment peut se faire le repérage de la dyslexie, quelles difficultés l’enseignant peut rencontrer et une fois le diagnostic posé, comment alerter les parents, quels conseils leur donner.

Nouvelle saynète au cours de laquelle des enfants reconnus dyslexiques cette fois ont dialogué sur le contenu des séances d’orthophonie. Mais qui peux nous aider ?

Interpellée par ces jeunes comédiens, Brigitte KAZURO, orthophoniste est venue s’exprimer sur la nature de ses interventions, sa collaboration avec le Centre de Référence et les actions mises en place par la suite (premier bilan orthophonique, autres bilans physiques ou psychologiques, …).

 

Elle nous a rapporté qu’une personne intervenant dans des colloques de notre région osait affirmer que la dyslexie n’existait pas et que cela pouvait troubler un certain nombre de personnes non averties…

Troisième intervention théâtrale avec cette fois les interrogations suscitées par le rôle du Centre de Référence : test, jeu, bilan ? Mais qui peux nous aider ?

Monsieur BOURGUEIL est revenu présenter cette fois le rôle de l’équipe du Centre de Référence dans la quelle il intervient en dernière ligne dans la prise en charge d’un dyslexique.

 

Comment et à quel moment les contacter ? Quelles mesures (ou prescriptions) peuvent ils proposer ? Que peut-on en attendre ? 

Quatrième intervention de nos jeunes acteurs avec cette fois-ci une interrogation sur les professionnels susceptibles de les aider. Mais qui peux nous aider ?

A ces questions, 2 psychomotriciennes et 2 orthoptistes sont venues apporter un éclairage important sur les bilans à effectuer dans chacun des domaines qui les concernent et sur les séances de rééducation ou réadaptation à mettre en place. Comment cette approche peut-elle aider nos enfants ?

 

 

 

 

 

 

 

 

La pause café ...

 

 

                    ... bien méritée !

 

 

 

 

 

 

 

 

Après une pause café bien méritée, Catherine PERNET, membre de Som’Dys, nous a présenté rapidement les avancées de la loi de 2005, la Maison Départementale des Personnes Handicapées et son rôle.

 

 

Deux médecins de l’Education Nationale  sont intervenus ensuite pour évoquer :

     ·   la façon dont les enfants dyslexiques peuvent être pris en

       charge, notamment au travers du PPS ;

     ·   quels aménagements peuvent être mis en place ;

     ·   quels dossiers remplir ?

En liaison avec la médecine scolaire, une enseignante référente de l’Inspection aAcadémique a apporté ensuite les précisions supplémentaires en matière de rédaction des dossiers, de mise en place de l’équipe éducative, de suivi des mesures, …  

Catherine PERNET est revenue sur l’organisation de la MDPH et notamment sur la Commission des Droits à l’Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH) à qui revient le rôle d’attribuer des aménagements particuliers pour la scolarité de l’enfant dyslexique : temps supplémentaire, matériel informatique, AVS, aide aux devoirs, logiciels spécialisés, orientation en CLIS, UPI, …

Afin d’apporter un maximum d’informations sur le rôle des aides de vie scolaire, Sandra HEIBLE est venu à son tour, accompagnée de l’AVS qui l’accompagne au sein de l’UPI du Collège Janvier d’AMIENS. Petits trucs, expériences vécues, partage entre les deux partenaires, … ont mis en évidence la complicité indispensable pour arriver à optimiser cette aide.

Patrick CARPENTIER, directeur d’un SESSAD, est ensuite venu nous présenter le futur SESSAD DYS dont les portes devraient ouvrir prochainement.

 

10 places pour l’instant sont créées et offertes sur décision de la MDPH à des jeunes dyslexiques dont les troubles sont invalidants.

Puis, au cours d’une intervention passionnante et passionnée, Madame CLAUSE a évoqué la LSF (Langue des Signes Française) avec tous les bienfaits qu’elle représente : rigueur de la gestuelle, autre manière de penser la communication, nouveau départ pour une nouvelle langue, reconnaissance aux examens comme langue vivante à part entière, convivialité, …

C’est d’ailleurs au vu de ces nombreux avantages que Som’Dys a passé un accord avec l’APAJH80 pour proposer des cours de LSF le samedi matin aux personnes dyslexiques de l’association.

Pour conclure la matinée, Adrien est venu, accompagné de son orthophoniste qui le suit depuis treize ans, témoigner sur son parcours volontaire et exemplaire.

 

Dans un moment de très grande émotion, nous avons suivi l’évolution de ce jeune homme au parcours extrêmement compliqué par une dyslexie mixte sévère mais animé d’une volonté sans faille, soutenu par sa famille et son orthophoniste qui a accompli un travail incroyable. Alors que tout espoir de réussite scolaire semblait définitivement écarté, Adrien a obtenu son Brevet puis son Bac série ES (pas le plus facile) et vient d’être nommé meilleur joueur de l’année lors des championnats du monde junior de football américain, aux Etats-Unis.

Une matinée riche d’enseignements que Muriel LAMARCHE a conclue en évoquant certains de nos projets.

 

En espérant que ces quelques notes auront été fidèles à cette matinée, qui pour nous, membre de l’association, aura été importante et restera un grand moment de partage.